Compte rendu de la réunion du 22 janvier

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COMPTE  RENDU  DE  LA  REUNION DU 22 JANVIER   2017 DES  FAMILLES  TOUCHEES  PAR LE  DEPART,  RETOUR  ET/ OU  DECES  DE  LEURS 

PROCHES  EN SYRIE  OU  EN  IRAK

L’association « Syrien ne bouge agissons » tient à remercier les familles et les intervenants extérieurs ayant répondu à l’invitation.

Toutes les situations étaient représentées, à savoir les familles de :

  • Proches partis en Syrie ou en Irak (certains seuls, en binôme, avec femme et jeunes enfants).

  • Revenus et incarcérés.

  • Décédés en zone de conflit.

  • Jeunes n’ayant donné aucune nouvelle depuis plus d’un an.

  • Jeune parti depuis trois mois seulement.

  • Jeune fille arrêtée avant le départ, incarcérée et, placée en centre de rétention. Un espoir de désengagement.

  • Jeune fille convertie à la religion de l’Islam, enrôlée au travers de son « petit copain » actuellement incarcéré. Attend sûrement de partir avec lui lors de sa libération. Déni total avec sa famille.

Intervenants extérieurs :

  • Une psychologue et professeur d’université.

  • Un consultant dans la prévention.

  • Un représentant d’association.

  • Une journaliste.

Suite à l’ordre du jour, plusieurs points ont été évoqués :

Demande de reconnaissance de l’état de victimes par le Gouvernement :

  • Des associations de victimes et la ligue des droits de l’homme pourraient être contactées afin de renseigner les familles qui pourraient éventuellement bénéficier du statut de « victimes ».

Incarcération des jeunes rentrés de Syrie ou d’Irak :

  • Plus grande amplitude au niveau du temps de visite. Des parents viennent des quatre coins de France pour une visite de ¾ d’heure.

  • Conditions d’incarcération à la limite de la déshumanisation. Maltraitance morale, demandes de suivi médical en attente ; certains attendent des semaines pour un rendez-vous. Etc….

Demande d’aide de la part de certains parents dont leurs proches souhaitent revenir de zones de conflit:

  • Risque d’emprisonnement à leur arrivée en France. Jeunes hommes et jeunes femmes sont concernés.

  • S’il y a des enfants nés avant ou après leur départ, la famille au premier degré souhaite la reconnaissance du lien parental afin qu’ils ne se retrouvent pas en foyer ou famille d’accueil.

  • Rien de concret de la part des autorités sur le principe de la nationalité, sinon que le fait d’avoir un des parents français est suffisant pour l’enfant.

  • Sujets à soumettre aux ministères concernés afin de trouver un consensus.

Actes de décès :

  • Impossibilité de les obtenir tant que les autorités n’auront pas la certitude que la personne est défunte, même si des chiffres sont avancés au niveau de jeunes décédés.

  • Pas d’ambassade en Syrie.

  • Une demande de présomption d’absence ou disparition inquiétante peut être déposée auprès du Procureur de la République afin de clarifier la situation administrative du présumé absent.

  • Cette procédure aboutira au bout de dix à quinze avec une mention « porté disparu »

Je souhaite que tous ces éléments vous donnent la possibilité d’y voir plus clair au niveau de vos doléances et de vos droits. 

L’association « Syrien ne bouge agissons » prend également au sérieux les objectifs suivants :

  • La sensibilisation au niveau de l’opinion publique pour ôter aux parents concernés l’étiquette de « familles de djihadistes et de terroristes ». Cette situation peut toucher tout le monde.

  • Les pouvoirs publics peuvent et doivent apporter une aide sérieuse aux questionnements des familles.

  • La prévention en milieu scolaire ou autres organismes comme les points info jeunes, foyers, centres d’apprentissage, associations d’aide et d’écoute à la jeunesse etc. …est essentielle.

Il serait important et nécessaire, pour consolider le réseau et être davantage reconnus d’adhérer à l’association « SNBA ».

Un bulletin d’adhésion est à disposition sur le site même. Il suffit de l’imprimer, le remplir , le signer et le renvoyer par courrier.

Un projet de collectif associatif a également été évoqué. Il servirait à regrouper les différentes familles, en particulier celles de Paris et sa banlieue, et il en existe beaucoup malheureusement, afin de générer un nouvel élan sur les différents problèmes existentiels.

En conclusion, les personnes réunies ont pensé qu’il serait utile de :

  • Former une cohésion entre différentes régions en mettant en place des groupes de parole ou un réseau de référents locaux sur le territoire.

  • Saisir les autorités sur les suites qu’ils entendent donner aux questionnements des familles concernées.

  • Mettre en place des actions de prévention dans les écoles en expliquant d’abord aux enseignants et aux parents d’élèves les tenants et les aboutissants de ce fléau.

  • S’associer à différents organismes publics et associatifs pour les sensibiliser et connaître également leur avis vu de l’extérieur.

Je propose de se réunir dans deux mois environ (date à définir) afin d’avancer dans les décisions à prendre.

ACTUALITES DE  L’ASSOCIATION « SYRIEN NE BOUGE AGISSONS » POUR LE MOIS DE FEVRIER 2017 :

  • 03/02/2017 :

Réunion à Paris au ministère des affaires sociales et de la santé sur le thème de la prévention de la radicalisation des jeunes ainsi que l’accompagnement des familles touchées par ce phénomène, en présence de nombreux acteurs sociaux et des associations en charge des jeunes et de la famille.

  • 10/02/2017 :

Intervention publique à Toulouse Au centre Diversités et Laïcité lors d’une conférence « comprendre la radicalisation » avec le sociologue El Yamine Soum de Paris.

  • 21/02/2017 :

Intervention en milieu scolaire à Albi en partenariat avec l’association UNADFI de Toulouse.

  • 23/02/2017

Intervention en milieu scolaire à Ales avec la participation de la troupe de théâtre « Djihad » qui jouera spécialement pour les élèves.

 

COMPTE RENDU DE LA REUNION DES FAMILLES TOUCHEES PAR LE DEPART

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