Du côté de Homs , Mon fils le djihadiste

Pour éviter que nos gosses crèvent là-bas

 

En janvier 2014, Dominique Bons apprend la mort de son fils par SMS. Nicolas, 30 ans, est décédé « du côté de Homs » en Syrie dans un attentat-suicide. Depuis, cette « mère courage » de Toulouse mène un combat acharné contre l’embrigadement djihadiste en soutenant les familles concernées, et en rencontrant comme ici les élèves d’un institut musulman. Par-delà les clichés et les amalgames, elle dresse le portrait de son fils, un jeune converti à l’islam en quête d’idéal, et pose de bonnes questions dont beaucoup restent en suspens.

 

Enregistrements : mars-avril 16
Mise en ondes et mix : Charlie Marcelet
Réalisation : Marine Vlahovic, Karim Maanane

Récit France Info : Leurs frères, leurs soeurs sont partis en Syrie

Ils s’appellent Solène*, Fouad et Amine. Ils vivent à des centaines de kilomètres les uns des autres. Ils ont pourtant beaucoup en commun : un jour de l’année 2014, leur frère ou leur sœur sont partis en Syrie, pour rejoindre les rangs du groupe Etat islamique (EI), ou d’organisations terroristes rivales. Chaque départ a fait basculer la vie de famille. Solène, Fouad et Amine se sont confiés à franceinfo. Ils vivent aujourd’hui dans la peur et sous le regard accusateur de la société. Comme des pestiférés. Ceux qui n’ont pas vécu cela ne peuvent pas comprendre…

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france info récit djihadisme

La carte de France de la radicalisation islamique

Tout ceci n’est guère réconfortant! Bien sûr que la prévention dans les établissements scolaires est primordiale. Cela fait deux ans que je me bats pour avoir l’autorisation de l’éducation nationale. Continuer surtout! Ne rien lâcher!

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carte de la radicalisation en France

Interview de Marc Trévidic sur France Inter

Marc Trévidic : « Les femmes et les jeunes envoyés par Daesh sont là pour occuper le terrain »

Marc Trévidic était l’invité de Léa Salamé sur France Inter le jeudi 15 septembre 2016

 

 

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Le parcours d’un repenti

En 2001, Mourad Benchellali partait faire le djihad en Afghanistan. Aujourd’hui, il tente de dissuader des jeunes de s’engager en Syrie.

 

Correspondante à Lyon, Catherine Lagrange

À la une du Point.fr, Publié le 20/11/2014

 

À 19 ans, Mourad Benchellali s’est laissé embarquer en Afghanistan dans un camp d’entraînement d’al-Qaida. C’était en 2001, et très rapidement, le gamin de Vénissieux est tombé aux mains de l’armée américaine, vendu par l’armée pakistanaise. Trente mois à Guantánamo, avec son lot de tortures et d’humiliations, puis dix-huit mois à Fleury-Mérogis… Benchellali, condamné, avec quatre autres Français de Guantánamo, pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », est ressorti traumatisé de ces cinq ans de tunnel.

Aujourd’hui, Mourad Benchellali a changé de combat. À 33 ans, père de famille et toujours vénissian, il a entrepris une bataille contre le djihad, à la rencontre des jeunes, dans les écoles, les clubs de sport, les associations, pour les dissuader de partir rejoindre les islamistes en Syrie.

« Je comprends ce qui peut se passer dans leurs têtes »

« Je leur raconte simplement mon parcours et les conséquences que ça a eues sur ma vie », résume Benchellali, qui a mis en 2007 son histoire sur le papier dans Voyage vers l’enfer (1). « Je leur raconte ce que j’ai découvert, j’essaye de leur faire comprendre les dérives que cette décision peut engendrer. Ces jeunes idéalisent la situation et je leur explique que, là-bas, ils ont plus de probabilités d’être embrigadés par des criminels que de servir la bonne cause, d’avoir l’occasion d’aider leur prochain et qu’au bout du chemin ce sera sûrement la prison ou la mort. »

Il leur raconte aussi « l’enfer » de Guantánamo puis son séjour dans les prisons françaises quand il a pu rentrer.

Il espère ainsi, modestement, dissuader les vocations. « Je me revois dans ces jeunes, je comprends ce qui peut se passer dans leurs têtes et je pense que mon histoire peut avoir une portée : il est plus facile pour eux de s’identifier à moi qu’à un spécialiste qui s’exprime à la télévision. Je vois bien que ce que je leur raconte les fait réfléchir. »

 

« Pourquoi ces jeunes cherchent-ils un avenir ailleurs ? »

S’il a entrepris cette croisade anti-djihad, c’est parce qu’il s’inquiète de la situation actuelle, de ces départs de jeunes Français. « On ne connaît pas vraiment l’ampleur du phénomène, mais ils sont beaucoup plus nombreux qu’à mon époque. On devait être une cinquantaine à partir. Aujourd’hui, je pense que c’est à une autre échelle. » Un mouvement qu’il explique par l’utilisation d’Internet, mais aussi par « une situation sociale qui n’a pas trouvé de solutions dans les quartiers et qui s’aggrave ». « Quand on n’a pas de travail, quand on n’a pas de place dans la société, on est plus vulnérable. Il faut collectivement se poser la question : Pourquoi ces jeunes cherchent-ils un avenir ailleurs et pas ici ? »

S’il est régulièrement invité à témoigner de son parcours auprès des jeunes en Belgique, en Suisse, Benchellali regrette de l’être beaucoup moins en France. « Le regard à l’étranger est différent, en France, on me voit peut-être encore comme le djihadiste, comme le détenu de Guantánamo. » Le 27 novembre, il sera pourtant entendu par une commission parlementaire au Sénat et espère convaincre de la portée de sa démarche auprès des jeunes Français et de l’urgence d’intervenir. (suite…)

Dé-radicalisation au Danemark

Voici la méthode de dé radicalisation mise en place par le Danemark pour les jeunes victimes ayant décidé de rentrer après avoir assisté aux horreurs du conflit en Syrie.
Méthode douce qui devrait servir d’exemple aux autres pays européens.

 dé-radicalisation

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